Testons les magasins de ma rue !

je teste les magasins
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Salut tout le monde,

Je suis heureuse de vous retrouver sur Sortir du Lot.
Quand Rodolphe m’a dit  » Tiens Capucine, est-ce que tu testerais pas quelques magasins pour voir comment se comportent nos commerçants ? »
J’ai bien évidemment décliné l’invitation…Bon d’accord, mais c’est juste pour vous alors !

 

La semaine de la mode nous pousse vers les magasins. La belle excuse.

Fatiguée d’aller dans les grandes enseignes, bondées de monde, surtout aux cabines d’essayage, j’ai eu envie de tester quelques commerces de ma rue. Oui, je sais, c’est dingue.
Il n’empêche que c’est une vraie aventure. Généralement, je m’arrête peu devant leurs vitrines parce qu’elles ne me donnent pas particulièrement envie d’entrer pour être renseignée.
Ce n’est que mon avis mais je suis sure que vous êtes nombreux à vous poser cette question : comment font-ils pour survivre ?
Effectivement, il y a les grandes marques dont je parlais plus haut, la concurrence donc, mais surtout il faut pouvoir payer le loyer du magasin.
J’ai ainsi testé pour vous trois magasins de ma rue. En tant que communicante, j’attends beaucoup d’eux.

Parviendront-ils à me plaire ?

 

Première boutique :

Je vise haut de gamme pour commencer.
Avez-vous déjà remarqué la scénographie de ce type de magasin ?
Mais si ! Les paires de chaussures alignées sur des étagères design et des pulls qui se battent en duel à l’autre bout du magasin ; tous ces articles plongés dans une ambiance étincelante d’hôtel de luxe.
J’adore, juste pour rêver.
Peu mais bien.
Exactement l’inverse du prix, que je tente de trouver – mais y en a-t-il un de prévu ? -, lorsque la vendeuse qui était restée loin de moi m’offre le fameux « Puis-je vous aider ? ».
Se sont écoulées 3 minutes et j’ai eu le temps de scanner la collection. Sa question arrive donc à point nommé. Evidemment le prix était signalé, et je retiens ma bouche bée d’hallucination, tout en lui répondant « merci ».
Son extrême amabilité personnalisée me suggère de lancer un dernier coup d’œil à des sacs, que je ne pourrai jamais m’acheter, en simulant mon regard d’expert, annonçant ma sortie par un sourire.
L’  « au revoir » des vendeuses sonne comme « à bientôt », et me voilà soulagée de prendre le frais sans avoir fait chauffer ma carte bleue.
Bilan : je suis ravie de mes quelques instants dans un univers huppé, avec le sentiment tout de même, malgré la remarquable courtoisie des vendeuses, que ces dernières connaissaient le contenu de mon compte en banque. Personne n’a cherché à me retenir.
Méfiez-vous des apparences.

 

Deuxième boutique :

Celle qui annonce toujours des soldes, des rabais, des tout-doit-disparaitre et des on-vous-aime-entrez !
Je ne me fais pas priée.
L’effet d’annonce passée, je découvre une boutique qui ressemble à un débarras.
Aucun problème, du moment que je trouve quelque chose, après tout. Mon dressing est souvent dans cet état et j’ai tout de même envie de m’habiller !
Evidemment dans ce capharnaüm, le prétexte du vendeur de vous harceler est tout trouvé. Pénible d’abord, il devient malheureux lorsqu’il est question de choisir.
Quand vont-ils nous épargner leur « Cette couleur vous irait parfaitement, c’est le dernier, et c’est votre taille ». ? Sachez que je sais lire, décider et même vous répondre « Non merci, je regarde ».
Voyant pointer dans l’angle mort de mon épaule, le vendeur près de la caisse qui souffle quand je cherche mon bonheur, mon envie pressante de sortir trouve toute son expression.
Aurais-je été trop méprisante parce que je voulais me débrouiller seule ? Il faut croire que oui.
Bilan : Ce magasin est-il un cadeau ? Le vendeur n’en étant pas un, je refuse de l’espérer.

 

Troisième boutique:

Ce magasin de quartier dont la vendeuse connait tous les prénoms des clients.
Une famille se retrouve ici. Je n’en suis pas mais la vendeuse me salue avec énergie et un sourire sincère. L’on sent l’atmosphère chaleureuse en tout cas.
Je vais trouver c’est sûr ! Je ne sais pas quoi, mais je sens que l’affaire est là, pas loin. En tout cas, je vois un intérêt à rester. Elle est occupée à discuter, la musique n’est pas forte, le magasin rangé et les prix normaux.
Je crois même que j’ai trouvé. Un article que je n’aurais jamais eu ailleurs. Intemporel et classique – ce que j’aime.
« Avez – vous cette paire en 41 ? »
« En 41 ? Je ne pense pas mais je vais voir »
A toutes les femmes, au-dessus- du 38, je sais ce que c’est. La bouche en travers de la vendeuse, le souffle prolongé. Pourquoi va-t-elle voir puisqu’elle ne pense pas que ce soit possible ? Elle doit bien connaitre les produits, aussi bien que les clients, c’est évident. Je sais que je suis fataliste mais l’expérience est un outil d’analyse ici.
Miracle ! Elle arrive avec une boite.
Je m’empêche de l’embrasser et de me frotter les mains de bonheur. Oups, ce ne sont pas mes chaussures.
« Il n’y a plus de 41, mais j’ai les mêmes dans une autre couleur et en 40. Elles chaussent grand vous savez ».
Que ce soit clair, je n’aime plus cette femme. Non seulement, elle ne répond pas à ma demande mais tente de me vendre une paire avec une couleur très différente – que je n’aime pas –, et sait mieux que moi quelle pointure me va.
Je sais, je parais difficile mais là aussi l’expérience fait son œuvre.
Comme Javotte et Anastasia dans Cendrillon, la chaussure s’est rétrécie pour faire mentir la vendeuse, visiblement.
Il aurait été plus simple de me dire que le 41 n’était plus, et j’aurais moi-même choisi une autre paire à essayer. A l’inverse je me sens comme un pigeon menacé et je préfère m’envoler.

 

Bilan de ma journée :

Je me sens pauvre, immense des pieds et mal traitée. J’étais là pour me sublimer, mais c’est mon portefeuille que j’ai épargné.
Quel dommage ! Finalement, je ne suis surprise d’aucun commerçant et vous non plus.
Racontez –moi vos expériences en commentaires et trouvons une solution pour ces commerçants qui peinent tellement à vendre qu’ils commettent les plus plates erreurs.

A bientôt.

Capucine.

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A propos de Capucine Bertrand 2 Articles
Créatrice du magazine en ligne Women side, un magazine pure business féminin.

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