Repas du midi : Ce que vous pouvez déduire
C’est le rêve de tout freelance qui se lance.
On imagine déjà passer ses courses au supermarché, ses commandes UberEats et son petit café du matin en « Frais Professionnels » pour réduire ses impôts.
Après tout, il faut bien manger pour avoir de l’énergie et travailler, non ?
Malheureusement, le fisc ne l’entend pas de cette oreille. La règle est stricte, mais il existe des zones de déduction précises qu’il faut connaître pour ne pas perdre d’argent.
Alors, sandwich triangle déductible ou pas ? Voici le guide définitif 2026 pour les freelances et indépendants.
Cas n°1 : Vous mangez à domicile (ou au bureau) 🏠
Commençons par la mauvaise nouvelle pour tuer le mythe tout de suite.
Si vous travaillez de chez vous (télétravail) et que vous vous préparez un plat de pâtes ou que vous commandez un repas livré : Ce n’est PAS déductible.
Pourquoi ? Pour l’administration fiscale, se nourrir est une nécessité vitale, pas professionnelle. Que vous soyez freelance ou chômeur, vous devez manger. C’est donc une dépense personnelle.
Il n’est donc pas possible de passer ses tickets de supermarché en frais. Si vous le faites, c’est un redressement garanti en cas de contrôle.
Cas n°2 : Vous mangez seul au restaurant (Le calcul savant) 🍽️
C’est ici que ça devient intéressant (et rentable).
Si vous êtes en déplacement, chez un client, ou dans un espace de coworking et que vous ne pouvez pas rentrer chez vous pour déjeuner, vous avez le droit de déduire une partie de votre repas.
Mais attention, vous ne pouvez pas déduire l’intégralité de la note. L’État applique la règle de la « Dépense Supplémentaire ».
Les 2 bornes à connaître pour 2026 :
Pour comprendre, imaginez un sandwich fiscal composé de 3 tranches :
- La part personnelle (Non déductible) : Environ 5,35 € (Montant évalué forfaitairement pour 2026). L’État considère que c’est ce que vous auriez payé en mangeant chez vous. C’est pour votre poche.
- La part déductible (Le cœur du sujet) : C’est la différence entre votre facture et les 5,35 €.
- Le plafond « Luxe » (Non déductible) : Au-delà d’environ 20,70 €, l’État considère que vous faites des excès. L’excédent n’est plus déductible.
💡 Exemple concret :
Vous mangez un burger à 15,00 € au bistro d’à côté.
– Vous payez 5,35 € de votre poche (non déductible).
– Vous déduisez 9,65 € en charge professionnelle (15 – 5,35).
C’est toujours ça de pris sur vos impôts !
Cas n°3 : Le Repas d’Affaires (L’invitation) 🤝
Si vous invitez un client, un prospect ou un partenaire commercial (avocat, apporteur d’affaires), la règle change.
Dans ce cas, la totalité de la facture est déductible (TVA récupérable incluse), à condition que :
- Le montant soit raisonnable (pas de Château Pétrus tous les midis).
- Vous notiez le nom des invités au dos de la facture (ou dans votre logiciel).
- Ce soit dans l’intérêt de votre entreprise.
Comment ne pas devenir fou avec ces calculs ?
Soyons honnêtes : qui a envie de faire une soustraction (Prix – 5,35€) à chaque fois qu’il mange un kebab ? Personne.
C’est là que l’erreur humaine arrive. Soit on oublie de déduire (et on perd de l’argent), soit on déduit tout (et on risque le redressement).
La solution utilisée par les freelances modernes s’appelle l’automatisation.
Les logiciels comme Indy intègrent les barèmes de l’administration fiscale (mis à jour chaque année).
- Vous prenez votre ticket en photo (ou le logiciel récupère la transaction bancaire).
- Vous classez la dépense en « Repas pris seul ».
- Le logiciel calcule tout seul la part déductible et réintègre la part personnelle.
C’est magique, c’est propre, et votre comptable (ou l’administration) n’aura rien à redire.
Que peut on déduire comme frais de bouche ?
Ne jetez plus vos tickets de restaurant quand vous travaillez à l’extérieur, mais ne trichez pas avec vos courses du quotidien.
Pour gérer ça sans aspirine, le mieux est de tester un outil qui fait le tri à votre place.
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