Psychologue

Comment monter son cabinet de psychologue ?

C’est le grand saut. Vous avez votre numéro ADELI et les clés de votre cabinet, mais l’université a oublié de vous enseigner l’essentiel : comment choisir son statut juridique sans se faire assommer par l’URSSAF ? Comment faire un business plan qui tient la route ? Et surtout, comment faire sonner le téléphone quand on part de zéro ?

Ne paniquez pas. S’installer comme psychologue libéral demande de porter trois nouvelles casquettes : Juriste, Directeur Financier et Responsable Marketing.

Je vous donne la feuille de route exacte pour réussir votre installation en 2026, de la création de votre fiche Google à l’automatisation de votre comptabilité.

Prêt à remplir votre agenda ?

Voici la Partie I (Juridique) rédigée.

J’ai adopté un ton pédagogique pour dédramatiser le jargon administratif, tout en intégrant les mots-clés essentiels pour le référencement.

I. Le Juridique : pour les psys

Ne choisissez pas votre statut au hasard ou parce qu’un collègue de promotion a fait ce choix. Votre statut juridique est le moteur de votre activité : s’il est mal calibré, vous paierez trop de charges ou vous serez bloqué dans votre développement.

Pour un psychologue libéral, le choix se résume généralement à un match : Entreprise Individuelle (EI) contre Société.

A. L’Entreprise Individuelle (La voie royale pour débuter)

C’est la forme la plus courante. Vous et votre entreprise ne formez qu’une seule entité. Ici, deux régimes fiscaux s’affrontent.

1. Le Micro-BNC (L’ex « Auto-entrepreneur »)

C’est le régime de la simplicité absolue.

  • Les Avantages : Vous déclarez votre Chiffre d’Affaires (CA) tous les mois ou trimestres, et l’URSSAF prélève un pourcentage fixe (environ 21-22%). Si vous ne gagnez rien (vacances, maladie), vous ne payez rien. Vous bénéficiez aussi d’une exonération de TVA jusqu’à un certain seuil.
  • Les Inconvénients majeurs : Vous ne pouvez rien déduire. Ni votre loyer, ni votre supervision, ni vos formations onéreuses. L’État applique un abattement forfaitaire de 34% pour « simuler » vos charges.
  • Pour qui ? Idéal pour un psychologue qui fait des visites à domicile (pas de loyer), pour une activité secondaire, ou pour tester son activité sans risque.

2. La Déclaration Contrôlée (Le régime « Réel »)

C’est le régime des professionnels installés. Vous êtes imposé sur votre bénéfice réel (Recettes – Dépenses).

  • Les Avantages : Tout est déductible ! Votre cabinet, votre logiciel de gestion, vos tests psychométriques, vos frais de déplacement… Si vos charges réelles dépassent 34% de votre CA (ce qui arrive vite avec un loyer en ville), ce régime est mathématiquement plus intéressant que la micro-entreprise.
  • Les Inconvénients : La gestion comptable est plus stricte. Vous devez produire une liasse fiscale 2035 chaque année.

💡 Le Conseil d’Expert : Ne fuyez pas le régime Réel par peur de la paperasse. Avec des outils modernes comme Indy, la liasse 2035 se génère automatiquement. Ne perdez pas de l’argent en Micro-BNC juste par phobie administrative.

B. Les Sociétés (SELARL, SASU) : Pour voir grand

Ici, vous créez une « personne morale » distincte de vous. C’est un niveau de complexité supérieur, souvent réservé aux activités matures (Chiffre d’affaires > 80 000 €).

Type de Société Avantages Inconvénients
SELARL (Société d’Exercice Libéral) Permet de s’associer avec des confrères. Optimisation de la rémunération (arbitrage dividendes/salaires). Formalisme lourd (statuts, greffe). Frais de comptabilité plus élevés.
SASU (Société par Actions Simplifiée) Le dirigeant est « Assimilé Salarié » (meilleure protection sociale que le TNS, mais coûte plus cher). Très peu adapté aux professions libérales réglementées classiques (charges sociales très lourdes sur le salaire).

Verdict pour une première installation :

Dans 90% des cas, l’Entreprise Individuelle (BNC) est le meilleur choix pour démarrer. Elle est souple, peu coûteuse et facile à fermer en cas d’échec.

Vous hésitez encore ? C’est normal. Le choix du statut dépend directement de vos prévisions financières. C’est ce que nous allons voir dans la partie suivante.

II. Le Marketing : Remplir son agenda de psy (Ethiquement)

Le mot « Marketing » fait souvent peur aux psychologues. On l’associe à de la vente forcée, incompatible avec la déontologie du soin.

Changeons de perspective : le marketing, c’est simplement permettre à une personne en souffrance de trouver le bon professionnel près de chez elle.

Avoir un beau cabinet ne sert à rien si personne ne sait qu’il existe. En 2026, le bouche-à-oreille se passe d’abord sur Google.

A. Votre avantage métier : Les plateformes (Doctolib, Psychologue.net)

Les psys et les professionnels de santé / paramédical disposent d’un VRAI AVANTAGE par rapport à tous les autres métiers !

Vous pouvez vous inscrire sur une plateforme type : Doctolib ou Psychologue.net. 

B. La vitrine locale : La fiche Google Business Profile

C’est l’encart qui apparaît sur la carte (Google Maps) quand on tape « Psychologue [Votre Ville] ». C’est aujourd’hui la source N°1 de prise de rendez-vous, devant les annuaires payants.

Pour apparaître dans le « Pack Local » (les 3 premiers résultats), vous devez optimiser votre fiche :

  • Remplissez tout : Horaires, téléphone, lien vers votre site web.
  • Soignez les photos : Le patient a besoin d’être rassuré. Montrez votre salle d’attente, votre cabinet (lumineux, chaleureux) et mettez une photo de vous professionnelle et empathique.
  • Choisissez les bons attributs : Cochez bien la catégorie « Psychologue » ou « Psychothérapeute ».

C. La preuve sociale : La gestion délicate des Avis

Un patient choisit souvent son psy comme il choisit un restaurant : il regarde les étoiles. C’est une réalité cruelle mais incontournable.

Cependant, la déontologie impose des limites. Vous ne pouvez pas demander à vos patients actuels de laisser un avis (cela créerait un conflit d’intérêt dans la relation thérapeutique).

La stratégie gagnante :

  • Laissez les avis venir organiquement (anciens patients).
  • Répondez à TOUS les avis : C’est le secret. Si vous avez un avis négatif (ça arrive), répondez avec calme et professionnalisme. Les futurs patients ne jugent pas la critique, mais la façon dont vous y répondez. Cela montre votre écoute et votre bienveillance.

D. Le site internet : Votre machine à contenu

Avoir une fiche Google ne suffit pas. Pour durer, vous avez besoin d’un site internet « relié » à votre fiche.

Ne vous contentez pas d’une page « Qui suis-je ». Pour attirer du trafic, vous devez écrire des articles (Blogging) qui répondent aux questions des gens :

  1. Ranker sur la localisation : Créez des pages spécifiques comme « Psychologue TCC à Nantes Centre » ou « Thérapie de couple Bordeaux ».
  2. Ranker sur les symptômes : Écrivez sur les douleurs de vos patients. « Comment savoir si je fais un Burn-out ? », « Gérer l’anxiété sociale sans médicaments ».

La mécanique vertueuse : Google voit que vous publiez du contenu expert -> Il remonte votre site dans les résultats -> Il remonte votre fiche Maps associée -> Votre téléphone sonne.

 

III. La Finance : Sécuriser la compta et la finance du cabinet

L’argent est souvent un sujet tabou chez les « psys ». Pourtant, une réalité s’impose : un praticien stressé par ses fins de mois est un praticien moins disponible psychiquement pour ses patients.

Pour éviter que votre cabinet ne devienne un gouffre financier, vous devez maîtriser deux phases : la prévision (avant l’ouverture) et le pilotage (au quotidien).

A. Avant de se lancer : Le Business Plan (Votre boussole)

Ne signez jamais un bail professionnel sans avoir posé des chiffres sur papier. Beaucoup de jeunes diplômés sous-estiment drastiquement les coûts réels de l’installation.

Il ne s’agit pas juste de payer le loyer. Avez-vous pensé à la supervision ? À la CFE ? Aux délais de carence de la Sécu ? Pour éviter les mauvaises surprises, consultez notre article détaillé sur le budget caché de la 1ère année d’installation.

Pour construire ce prévisionnel, nous vous recommandons de vous faire accompagner par Comptacool.

Pourquoi eux ? Contrairement à un comptable généraliste qui gère des boulangeries ou des maçons, les experts de Comptacool sont spécialisés dans les professions médicales et paramédicales. Ils connaissent les ratios exacts :

  • Combien de patients par semaine pour atteindre le point mort ?
  • Quelle est la saisonnalité des consultations (attention au creux du mois d’août) ?
  • Quel budget allouer à votre visibilité (Doctolib, Site Web) ?

B. Au quotidien : Automatiser pour ne pas subir

Une fois le cabinet ouvert, votre temps est votre ressource la plus précieuse. Chaque heure passée à trier des tickets de caisse est une heure perdue pour votre clinique (ou votre repos).

La gestion manuelle sur Excel est source d’erreurs, notamment sur la catégorisation des frais. Savez-vous distinguer ce qui est déductible (Supervision) de ce qui ne l’est pas (Analyse perso) ? Nous avons listé ici ce que vous avez le droit de déduire ou non en 2026 pour éviter le redressement.

La solution pour les allergiques à la paperasse : Indy

Pour gérer votre comptabilité au quotidien sans payer un expert-comptable 2 000 € par an, l’outil incontournable est Indy.

C’est un logiciel conçu spécifiquement pour les indépendants et les libéraux :

  1. Synchronisation bancaire : Vos recettes et dépenses remontent toutes seules.
  2. Intelligence Artificielle : Indy classe automatiquement 90% de vos transactions (ex: « URSSAF » va dans « Charges Sociales », « Loyer » dans « Location Immobilière »).
  3. Gestion Fiscale Avancée : Si vous avez la chance d’être installé dans un quartier éligible, Indy gère même l’exonération ZFU (Zone Franche Urbaine) automatiquement sur votre liasse fiscale.

En fin d’année, le logiciel génère votre déclaration 2035 et l’envoie aux impôts. C’est simple, sécurisé et beaucoup moins cher.

 

 

C Quand prendre un expert comptable quand on est psy ?

 

Un expert comptable pour le dépassement des seuils de chiffre d’affaires (Micro-BNC)

C’est le signal d’alarme le plus évident. En tant que psychologue auto-entrepreneur, dès que vos recettes annuelles approchent le plafond légal (actuellement 77 700 €), le passage au régime de la déclaration contrôlée devient obligatoire. L’expert-comptable intervient alors pour anticiper ce basculement, gérer la TVA (si applicable) et éviter les pénalités liées à une sortie de régime mal gérée.

 

Un expert comptable  quand vos frais réels excèdent l’abattement forfaitaire de 34 %

C’est une question de pure optimisation fiscale. En micro-entreprise, l’État applique un abattement automatique de 34 % pour vos charges. Cependant, si vous cumulez un loyer onéreux, des formations coûteuses, votre supervision et l’achat de tests psychométriques, vos dépenses réelles peuvent dépasser ce pourcentage. Un expert-comptable effectuera une simulation pour déterminer si le passage au réel vous ferait économiser de l’impôt.

 

Un expert comptable pour la création d’une société (SELARL) ou d’une association (SCM)

Si vous décidez de vous regrouper pour partager les coûts au sein d’une Société Civile de Moyens (SCM) ou de protéger votre patrimoine via une SELARL, le bricolage administratif n’est plus permis. La rédaction des statuts, la gestion des parts sociales et la distribution des dividendes exigent une rigueur juridique et comptable que seul un professionnel peut garantir pour pérenniser votre cabinet.

 

Réduire votre charge mentale et sécuriser votre activité avec un expert comptable

Votre cœur de métier est l’écoute, non la comptabilité. Face à la complexité des liaisons URSSAF/CIPAV et au risque de contrôle fiscal, déléguer devient un acte de soin pour votre propre pratique. L’expert-comptable agit comme un tiers de confiance qui vise (Visa fiscal) vos comptes, réduisant drastiquement le risque d’erreur et vous offrant la sérénité nécessaire pour vous consacrer à vos patients.

 

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